Qui se cache derrière JoniOnTheRoad?
Johanne et Nicolas (pour JoNi), un couple de 26
ans « On The Road » de Paris à Sydney au guidon d’une VanVan (moto
125cc).
Depuis quand êtes vous partis de Paris?
Quand pensez-vous atteindre Sydney?
Nous sommes partis le 31 août et
nous arriverons à Sydney probablement courant février, soit 6 mois après notre
départ.
Parmi les pays que vous avez traversés, lequel vous a particulièrement marqué?
Ils nous ont tous marqué à leur
façon. Le premier choc culturel a eu lieu en Albanie, on ne s’y attendait
pas ! Drôle de pays, vraiment, en développement alors qu’au cœur de
l’Europe. La Turquie nous a surpris par sa modernité et sa diversité, le
Monténégro dont on n’avait aucune image nous as étonné par ses
paysages. L’Iran, bien sûr, c’était aussi un pays qu’on attendait au
tournant. On savait bien que l’image que les médias nous en donnaient était
faussée. L’accueil des iraniens était tout simplement exceptionnel tout comme
la beauté d’Ispahan, troisième ville du pays en nombre d’habitants. Enfin
Dubai, nous a aussi marqué à sa manière. Une ville certes délirante et assez
superficielle, mais aussi une vraie ville-monde en devenir.
Oui, totalement. On passait assez inaperçu en Europe, à part en Albanie où il y a très peu de touristes. Au fur et à mesure que l’on avançait vers l’Est, l’accueil est devenu de plus en plus chaleureux. C’est probablement en Turquie qu’on nous a offert le plus de choses : thé, fruits… la population a été incroyable. Bon, on nous a aussi « offert » un trognon de pomme lancé depuis le bord de la route, mais bon, c’était des gamins ! En Iran, c’était la folie sur la route. Tous les jours c’était klaxons, « hello » ou « welcome » hurlés par la fenêtre et discussions à tous les arrêts. Dans certaines villes, on provoquait même de véritables petits défilés de moto ! A Dubai, bon, on passait pour des livreurs de pizza qui sont les seuls à moto !
Vous alimentez constament votre blog
et votre profil Pikeo avec de très beaux clichés. De quel matériel vous
servez-vous pour réaliser ces photos ?
On utilise un Canon 30D pour la
majorité de nos photos et parfois notre compact qu’on utilise plutôt pour les
vidéos, un Lumix DMC-FX35.
Qu'appréciez vous chez Pikeo ?
On apprécie (et nos lecteurs aussi) beaucoup les diaporamas qui ont un côté fun proche de ce qu’on pouvait faire avec des vrais photos étalées devant nous au moment de les regarder. Aussi, quelque que peu d’utilisateurs de Pikeo soupçonnent mais qui est très important, le fait que Pikeo, contrairement à d’autres sites de photo, ne soit pas censuré dans certains pays récemment traversés, ce qui nous a bien aidé. Enfin, la mise en avant de la géolocalisation des photos sur le site, nous paraît très pertinente quand on est en voyage car elle permet aux gens de nous suiivre.
Pour finir, y a-t’il
une anecdote que vous aimeriez partager avec nous?
Contrairement à ce que l’on peut
croire c’est parfois les locaux qui nous demandent eux-mêmes qu’on les prenne
en photo. Une fois, nous roulions depuis le début de la journée dans le sud de
la Turquie quand on s’est arrêté dans une station essence au milieu de nulle
part, en face de la frontière Syrienne. On a vite attiré l’attention de toutes
les personnes de la station. Car comme d’habitude dans ce genre d’endroit, la
station service n’est pas qu’une pompe à essence mais aussi un lieu central de
socialisation, un café à ciel ouvert où l’on prend le thé toute la journée. On
s’est donc fait offrir le thé une fois de plus, et un papy à l’œil curieux et
au visage rieur a voulu en savoir plus sur nous. Il nous a demandé d’où l’on
venait et où on allait. Il ne m’a pas cru lorsque que je lui ai dit que nous
étions de Paris et que nous avions fait tous ces kilomètres en notre moto. Il
nous a même déconseillé de rejoindre la prochaine ville (située à 100 km) à
moto : « C’est trop loin »… ce à quoi un de ses amis lui a
répondu « Mais ils en ont déjà fait bien plus ! » Avant de
partir il a souhaité qu’on immortalise ce moment en prenant une photo ensemble.
Ce genre de rencontres, on en fait tous les jours ou presque et c’est ce qui
fait qu’on ne sent jamais seuls finalement.
Merci à Johanne et Nicolas !

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